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Ce que la notice écrit et ce que le pot affiche
La notice publiée par l'AFMPS pour des gélules de glucosamine autorisées comme médicament l'écrit noir sur blanc : « La substance active est la glucosamine. Chaque gélule contient 400 mg de glucosamine, ce qui équivaut à 509 mg d'hémisulfate de glucosamine, ce qui équivaut à 676 mg de complexe d'hémisulfate de glucosamine-chlorure de potassium (1:1). » Une poudre en sachet fait le même calcul avec l'autre sel : 1178 mg de glucosamine, « sous forme de sulfate de glucosamine et chlorure de sodium 1884 mg, correspondant à 1500 mg de sulfate de glucosamine ».
Un pot de complément affiche plus volontiers l'autre bout de la phrase, le chiffre le plus gros, celui du sel. « 1500 mg de sulfate de glucosamine » et « 1500 mg de glucosamine » ne désignent donc pas la même quantité, et une étiquette a le droit d'écrire les deux. Le chlorhydrate compte encore autrement. Ces pots à substance unique ont désormais leur propre rayon, glucosamine, classé à la gélule ; dès qu'un pot y ajoute du MSM ou de la chondroïtine, il relève du soutien articulaire.
Un comprimé porte trois noms, le classement le compte pour une gélule
Le rayon nommé soutien articulaire rassemble ce que ces noms partagent dans un même comprimé : glucosamine, chondroïtine en milligrammes propres, MSM. Il se classe à la gélule, et une formule compte rarement une gélule par jour. Le classement ne ramène pas les dosages à une base commune : cet alignement reste à faire.
Le MSM et le boswellia sont les deux seuls noms sans rayon à eux, et ils remontent donc par leur nom. Une recherche par nom mélange des objets qui ne se pèsent pas pareil : un pot de poudre en grammes, des gélules en milligrammes, une résine séchée, un extrait titré en acides boswelliques avec parfois un pourcentage d'AKBA à part. D'où le prix de la boîte comme seule mesure commune.
Collagène : le type II se dose en milligrammes, les peptides en dosettes
Le collagène est la seule poudre du lot et se compare au kilo, ce qui rend la lecture du dos indispensable. Une gélule de type II non dénaturé, issu de poulet, se dose en milligrammes. Une dosette de peptides hydrolysés de type I et III, bovins ou marins, se pèse en grammes. Le prix au kilo les range pourtant dans la même colonne.
Un extrait de curcuma se lit à son titrage, pas à son nom
Le rayon curcuma se classe à la gélule, et les boîtes belges y arrivent souvent sous un nom de marque plutôt que sous celui de la plante. Le seul repère partagé est le titrage imprimé au dos : un extrait annoncé à 95 % de curcuminoïdes l'affiche, une racine moulue ne l'affiche en général pas du tout. La pipérine ou l'extrait de poivre noir, quand ils figurent dans la liste, signalent encore une autre formulation. Les oméga-3 suivent la même logique de deuxième ligne : l'EPA et la DHA par capsule, détaillés dans acheter de l'huile de poisson.
Un repère par jour d'un côté, une gélule de l'autre
Pour le calcium, l'ANSES publie une référence nutritionnelle pour la population de 950 mg par jour chez les hommes et les femmes de 25 ans et plus, avec une limite supérieure de sécurité de 2500 mg par jour. Un classement à la gélule ne sait rien de ce total quotidien : il range calcium, vitamine D3, vitamine K2 et magnésium en quatre colonnes séparées, et un comprimé « os » qui contient les quatre n'apparaît que dans celle où sa fiche l'a rangé. Ces quatre-là reviennent sur ménopause et immunité. Le choix, lui, se discute avec votre médecin ou votre pharmacien.



















