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« NMN, c'est quoi » : deux molécules, deux lignes
Le sigle désigne le nicotinamide mononucléotide. Sur un dos de boîte, il occupe une ligne à lui, séparée de celle du nicotinamide, qui est la vitamine B3. Un flacon annonçant 500 milligrammes par gélule, 60 gélules et deux gélules par jour couvre trente jours ; un sachet de poudre, lui, donne un poids net. Comme la poudre et les gélules se rangent sous le même nom de produit, le NMN garde le prix du conditionnement, à ramener au gramme avec ces deux chiffres.
« NMN en pharmacie » est une requête courante en Belgique francophone, et deux pharmacies en ligne figurent dans les dix premiers résultats. Le comptoir ne change rien au dos de la boîte : la molécule listée et les milligrammes y sont imprimés de la même manière qu'ailleurs.
Deux noms qui recouvrent chacun deux produits
Le piège du NMN se répète avec le TMG. TMG est la triméthylglycine, écrite le plus souvent bétaïne anhydre, vendue en poudre au gramme. La bétaïne HCl est un produit distinct : de la bétaïne liée à l'acide chlorhydrique, en gélules de 500 à 1000 milligrammes. Une recherche sur le mot bétaïne ramène les deux, puisque les deux le portent. Comme pour le NMN et le nicotinamide, c'est la liste d'ingrédients qui tranche et non la façade.
Ce que la Commission européenne a inscrit au sujet du NMN
La Commission européenne classe le nicotinamide mononucléotide parmi les nouveaux aliments, faute d'historique de consommation dans l'Union avant le 15 mai 1997, et une demande portant sur le bêta-NMN figure sur sa liste de demandes en cours. Ces deux constats sont les siens et s'arrêtent là : ils portent sur un statut administratif, pas sur la molécule.
Spermidine et resvératrol : c'est le pourcentage qui compte
La spermidine est tirée d'un extrait de germe de blé, et la quantité imprimée en gros n'est pas celle de la spermidine. Un flacon annonce 275 milligrammes d'extrait de blé pour 5,5 milligrammes de spermidine ; un autre affiche 600 milligrammes d'extrait pour 6 milligrammes. Certaines étiquettes précisent la standardisation à côté : 5 pour cent de polyamines, 2 pour cent de spermidine.
« NMN resvératrol » figure parmi les recherches associées, et une boîte peut effectivement porter les deux noms. La ligne du resvératrol se lit alors séparément : l'extrait vient de la renouée du Japon (Polygonum cuspidatum, aussi Reynoutria japonica) et la standardisation s'écrit en pourcentage de trans-resvératrol, 98 pour cent étant une qualité courante. Sans ce pourcentage, un « 500 mg » pourrait désigner l'extrait comme la substance. Le resvératrol se classe désormais à la gélule, si bien que le prix se lit tout de suite et que ce pourcentage reste le seul chiffre à aller chercher au dos.
Cinq unités de comparaison sur les huit
La coenzyme Q10, les oméga-3, la quercétine et le resvératrol se classent à la gélule, la taurine au kilo, la seule des huit dont l'unité est un poids. Une étiquette de quercétine mérite un regard supplémentaire : un flacon annonce, pour deux gélules, 1 250 milligrammes de vitamine C, 500 milligrammes de quercétine dihydratée et 50 milligrammes de broméline. Le classement porte sur la gélule entière, et la ligne qui vous intéresse n'en est qu'une partie. Ce que recouvrent les lignes EPA et DHA d'une huile de poisson est détaillé dans acheter son huile de poisson.
Aucun filtre de dosage n'existe nulle part, donc les milligrammes restent à lire au dos, et nous ne rapprochons pas les produits d'une boutique à l'autre : un même flacon présent dans deux boutiques donne deux lignes séparées. La Q10 et l'huile de poisson reparaissent sur énergie et concentration et immunité.











